ERRATUM : LETTRE INEDITE ! NOUS REMERCIONS…

Lot 79
800 - 1 000 €
Résultats sans frais
Résultat: 4 900 €

ERRATUM : LETTRE INEDITE ! NOUS REMERCIONS…

ERRATUM : LETTRE INEDITE ! NOUS REMERCIONS MONSIEUR LECLERC DE NOUS AVOIR CONFIRME QUE CETTE LETTRE EST INEDITE ///
FLAUBERT (Gustave, 1821-1880, écrivain français). Lettre autographe signée, [adressée à Gustave Rouland (1806-1878), ministre de l'Instruction publique et des Cultes]. [Fin décembre 1856]. 2 pages in-8, sur papier vergé azur (qq. petites taches claires).
Importante lettre par laquelle Gustave Flaubert sollicite le soutien de Gustave Rouland, ministre de l'Instruction publique et des Cultes, et originaire de Normandie comme lui-même, à l'occasion du procès consécutif à la publication du roman Madame Bovary.
" Je prends la hardiesse d'avoir recours à vous, pour une affaire toute personnelle qui m'attaque dans mon honneur et dans ma liberté " : ainsi s'ouvre la requête, que Flaubert adresse à Gustave Rouland non pas en tant que ministre, " mais à vous, Monsieur, comme compatriote et comme lettré. ". En effet, proche de Baudelaire et d'Eugène Fromentin, Gustave Rouland fut toujours attentif à la bohème littéraire parisienne de son temps. En outre, normand d'origine comme l'était Flaubert, Rouland ne pouvait être insensible à un tel " compatriotisme " : prudent toutefois, il a annoté la missive : " M. Flaubert fils est un de mes compatriotes mais je ne le connais pas personnellement ".
Flaubert précise l'objet de l'accusation, " accusé d'avoir, " par un roman publié dans la Revue de Paris, attenté aux bonnes moeurs et à la religion ", et se défend d'avoir eu de telles intentions. Il sollicite donc " dix minutes d'audience pour vous expliquer ma position et tenter de vous intéresser en ma faveur ". Le destinataire a fait répondre (annotation de sa main) le 5 janvier qu'il acceptait de recevoir le romancier, après avoir pris connaissance des faits.
Comme l'ont montré les historiens, la réactivité de Flaubert à l'annonce de ce procès fut des plus dynamique et joua très certainement en sa faveur sur le verdict : " [] C'est Du Camp qui avertit son ami de l'ouverture d'une instruction judiciaire, à la fin du mois de décembre 1856. Les lettres qui suivent montrent comment Flaubert mobilise les relations politiques de sa famille rouennaise, pendant que son avocat, maître Senard, cherche des protections à la Cour impériale. Flaubert tente également d'obtenir des recommandations auprès d'écrivains et de critiques célèbres, Lamartine et Sainte-Beuve, qui ont apprécié son roman []. " (Yvan Leclerc, Le Procès de Madame Bovary, sur www.bovary.fr).
Provenance : Fonds issu de l'union de Louise Giroux, fille d'André Giroux, et Gustave Hippolyte Rouland, fils de Gustave Rouland (Ministre de l'Instruction publique et des cultes sous Napoléon III), puis par descendance.
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