INFORMATION : LE DESSIN EST VENDU SANS LE... - Lot 1 - Kâ-Mondo

Lot 1
Aller au lot
Estimation :
200000 - 300000 EUR
Résultats sans frais
Résultat : 240 000EUR
INFORMATION : LE DESSIN EST VENDU SANS LE... - Lot 1 - Kâ-Mondo

INFORMATION : LE DESSIN EST VENDU SANS LE CADRE DE PRÉSENTATION D'EXPOSITION ///Peter Paul RUBENS (Siegen 1577 – Anvers 1640).

Projet de vignette pour l’Opticorum Libri Sex de Franciscus Aguilon : un scientifique en Atlas portant une sphère armillaire pour en étudier la projection des ombres, vers 1613.

Plume et encre brune, lavis d’encre brune et rehauts de gouache blanche, passé au stylet.

9,5 × 14,3 cm.

Collé en plein sur un montage du XVIIIe siècle.

Bibliographie:


J.Richard Judson et C. van de Velde, Corpus Rubenianum Ludwig Burchard, Part XXI, Book illustrations and title-pages, volume I, n°16 et 16a, pp.114-115, volume II, gravure reproduite figure 68, dessin cité comme perdu.


OEuvres en rapport:


Gravé en sens inverse en 1613 pour le Livre VI de Franciscus Aguilon, Opticorum Libri Sex, publié à Anvers. Deux autres dessins de Rubens pour la série de gravures illustrant le livre sont conservés à la National Gallery of Art de Washington, le projet du frontispice étant lui conservé au British Museum à Londres.


Un tableau par Rubens représentant Des philosophes mesurant la projection d'un planisphère (voir M. Jaffé, Rubens and optics: some fresh evidence, Journal of the Warburg and Courtauld Institutes, n°34 (1971), pp.362-366, repr.60a.


Architecte, physicien, théologien, mathématicien, le père Franciscus Agulonius ou François d'Aguilon (Bruxelles 1566 Anvers 1617) était à la pointe des recherches dans le domaine de l'optique et eut une grande influence sur les physiciens de son temps. De père espagnol, il étudia au collège jésuite de Douai et entra dans l'ordre en 1582. Il fut professeur de philosophie à Douai puis intégra la maison professe d'Anvers en 1598. Il grimpa les échelons pour devenir recteur en 1608. Très admiré pour ses connaissances en mathématique, il fut requis pour donner des plans de construction d'église à Mons puis à Tournai, avant de prendre en main le grand chantier de Saint Charles Borromée d'Anvers en 1613. Concomitamment, la publication de son livre Opticorum Libri Sex en 1613 est un événement dans les milieux savants. Malheureusement seul le premier volume est publié de son vivant. Le texte de 684 pages, divisé en six parties, est un condensé des connaissances en optique, sur la lumière et la vue. Il est le premier à développer la notion de projection stéréographique. Il applique les lois optiques scientifiques à l'art et aux techniques. Rubens est payé par les Presses Plantin en 1613 pour l'exécution du frontispice et de six vignettes en titres des livres.


Aguilon était un ami proche de Rubens. Il dessina les premiers projets pour la grande église baroque de Saint-Charles-Borromée d'Anvers, qui fut construite finalement par Pierre Huyssens et entièrement décorée par Rubens. Rubens y peignit les deux gigantesques Miracles de saint Ignace de Loyola et de saint François Xavier (Vienne, Kunsthistorisches Museum) avant de développer un cycle de 39 peintures dans les galeries adjacentes. En 1718, un incendie détruisit l'église, n'épargnant que la façade. La collaboration entre Aguilon et Rubens était donc une fructueuse association de leurs talents respectifs, et il est certain que Rubens dût longuement discuter avec Aguilon des représentations envisagées pour son livre. Rubens était très au fait des recherches en optique et se proposait lui-même de publier un livre sur ses observations en optique, symétrie, proportions, anatomie, architecture, dont le manuscrit brûla dans l'incendie de l'atelier Boulle au Louvre en 1720. On sait aussi que Pompeo Leoni montra à Rubens des manuscrits de Léonard en sa possession. Roger de Piles rapporte l'admiration de Rubens pour les recherches de Vinci, qui travailla particulièrement sur l'optique, que ce soit dans son projet de Trattato della Pittura ou dans le manuscrit C. Les principes optiques que Rubens développe sont particulièrement proches des observations de Léonard (voir Juliana Barone, «Rubens and Leonardo on Motion: Figures, Inscriptions, and Texts», in Re-Reading Leonardo, 2009, ed. C.Farago, pp.441-472).


Notre dessin, inédit, vient heureusement compléter les rescapés de la série, le projet du frontispice conservé au British Museum et les deux compositions maintenant réunies à la National Gallery de Washington. Le frontispice utilise le langage allégorique classique des personnifications mythologiques. Les six gravures de Rubens illustrent les titres des six parties du livre. Ils mettent en scène un savant dirigeant des expériences avec une équipe de putti «assistants». Rubens s'inspire de son maître Otto Venius qui avait publié ses Emblemata amorum en 1608 en les peuplant de putti. Les expériences montrent les enfants s'exerçant aux manipulations scientifiques sous l'autorité d'un savant.


La première, qui retrace les propriétés de l'oeil, montre la dissection d'u

Mes ordres d'achat
Informations sur la vente
Conditions de vente
Retourner au catalogue