ERRATUM : Pendule de l’amour rapporté, manque... - Lot 76 - Kâ-Mondo

Lot 76
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ERRATUM : Pendule de l’amour rapporté, manque... - Lot 76 - Kâ-Mondo

ERRATUM : Pendule de l’amour rapporté, manque son ornement, quelques vis rapportées sous la pendule, grille au revers peut-être rapportée. 

IMPORTANTE PENDULE en bronze ciselé et doré au mat et au brillant à deux tons d’or, à décor d’amours, allégories des arts.

La base ovale à décrochement présente en son centre une frise de putti flanquée de rinceaux feuillagés. Deux amours, allégories de la sculpture et de la littérature, sont représentés debout, de part et d’autre d’une colonne tronquée peinte en trompe-l’œil à l’imitation du marbre dans laquelle est inclus le mouvement. Elle est sommée d’une urne à l’antique également peinte en trompe-l’œil à l’imitation du marbre et ornée de pampres de vigne, un amour à l’amortissement.

Cadran émaillé blanc à chiffres romains et arabes signé « Robin à Paris ». Dans l’urne, un cadran à cercle tournant pour les jours du mois, signé Coteau, à décor émaillé de cartouches à l’or et rehaussé de perles émaillées vertes. Petits pieds patins.

Mouvement à fil signé « Robin à Paris ».

Époque Louis XVI.

53 × 37 × 21 cm. 

Pendule de l’amour rapporté, manque son ornement, quelques vis rapportées sous la pendule, grille au revers peut-être rapportée. 

Robert ROBIN (1742-1799) fut reçu maître horloger à Paris en 1767.

Horloger du roi Louis XVI puis horloger de la reine à partir de 1786, Robin travailla également pour les Menus Plaisirs.

Joseph COTEAU (1740-1812), fut l’un des plus célèbres peintres en cadran de la seconde moitié du XVIIIe siècle. Il exerça également comme peintre sur bijoux et sur porcelaine. Il s’installa rue Poupée à Paris en 1778.

La Reine Marie-Antoinette avait fait déposer chez Daguerre et Lignereux, marchands rue Saint-Honoré des pendules qui lui appartenaient. Après son décès, la commission des Arts fit dresser un État de l’horlogerie de la Reine par Robin, qui mentionna l’emplacement qu’occupait autrefois chaque pendule.

L’inventaire mentionnant les 45 pendules appartenant en propre à la Reine constitue un supplément important aux listes du Garde-Meuble et des Menus-Plaisirs. Cet inventaire fut établi par Robin en 1793 et intitulé :

« État de l’horlogerie de la ci-devant Reine entretenue par Robin horloger aux galeries du Louvre ».

Ainsi, l’inventaire (Archives Nationales, O.1. 3510-1) mentionne parmi 45 pendules un modèle dont la description se rapproche de celle que nous présentons :

« 39 – Une pendule à trois enfants composée d’un socle en bronze sur lequel sont trois enfants représentant les arts appuyé sur un bout de colonne en faux lapis, sur lequel est un vase terminé par le troisième enfant, le mouvement à sonnerie du nom de Robin – Saint-Cloud ».

Dans son étude, Pierre Verlet pense identifier cette pendule du château de Saint-Cloud à celle conservée dans la collection Wallace à Londres (inv. F263), acquise par Lord Hertford lors de la dispersion de la collection San Donato (Paris, 24 mars 1870, lot 255).

Néanmoins, les personnifications représentées ne semblent pas correspondre aux allégories des Arts mais davantage à celles des Sciences. En effet, on distingue un amour regardant le ciel au travers d’une longue-vue, symbolisant l’Astronomie, un second amour tenant un compas et accompagné d’un coq personnifiant la Géographie.

Il s’avère donc possible d’identifier la pendule que nous présentons comme celle ayant appartenu à Marie-Antoinette au château de Saint-Cloud.

Une pendule comparable signée Lepaute, fut adjugée à Paris (Christie’s, 24 novembre 2020, lot 176).

Une pendule similaire à celle conservée à la Wallace Collection à Londres est conservée au sein de la Huntington Collection (Inv. 27182).

Bibliographie :

– TARDY, Dictionnaire des horlogers français, Paris, 1971.

– F.J.B. Watson, Wallace collection catalogue, William Clowes and Sons, Londres, 1956, planche 59.

– LERY, E., Les pendules de Marie-Antoinette, Revue de l’histoire de Versailles et de Seine et Oise, Avril/Juin 1931, pp.95-100

Provenance : collection du marquis de Lagoy, par descendance. 


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