Louise Élisabeth VIGÉE LE BRUN (Paris 1755-1842). Portrait... - Lot 163 - Kâ-Mondo

Lot 163
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Estimation :
30000 - 40000 EUR
Résultat : NC
Louise Élisabeth VIGÉE LE BRUN (Paris 1755-1842). Portrait... - Lot 163 - Kâ-Mondo
Louise Élisabeth VIGÉE LE BRUN (Paris 1755-1842). Portrait de femme en buste. Toile ovale sur son châssis d'origine (probablement une transposition). Signée et datée en bas à droite : « Mde Le Brun f / 1777 » (signature et date incisées dans la matière). 65,5 × 54,5 cm. (Manques). Provenance : vente anonyme, Paris, Hôtel Drouot (Maître Baudouin), 29 mai 1914, n° 12, reproduit (« Portrait de femme », vendu 12.500 frs). Louise-Élisabeth Lebrun peint ce portrait dans les premières années du règne de Louis XVI. Elle s'est alors fait un nom et son journal ne mentionne pas moins de soixante-quatorze portraits livrés en 1776. Son premier et seul véritable maître fut son père, le portraitiste Louis Vigée. À son décès, en 1768, c'est Gabriel Doyen, peintre de renom et grand ami de celui-ci, qui encouragea Louise-Elisabeth à reprendre le pinceau. Tout juste âgée de quatorze ans, elle réalisait déjà des portraits à l'huile et au pastel. Son père n'ayant laissé aucune fortune, c'est par son art qu'elle subvient à ses propres besoins et à ceux de sa mère. Ensemble elles vont voir les tableaux de Rubens et « beaucoup de salles remplies de tableaux des plus grands maîtres » au Luxembourg ainsi que les galeries de grands collectionneurs parisiens. « Je copiais, rapporte-t-elle encore dans la deuxième lettre de ses Souvenirs, - plusieurs têtes de jeunes filles de Greuze, parce que ces dernières m'expliquaient fortement les demi-tons qui se trouvent dans les carnations délicates ; Wandik les explique aussi, mais plus finement. Je dois à ce travail l'étude si importante de la dégradation des lumières sur les parties saillantes d'une tête, dégradation que j'ai tant admirée dans les têtes de Raphaël - Mes dispositions pour la peinture étaient remarquables, et mes progrès étaient si rapides, que l'on commençait à parler de moi dans le monde, ce qui me valut la satisfaction de connaître Joseph Vernet ». Celui-ci lui conseille : « surtout faites le plus que vous pourrez d'après nature : la nature est le premier de tous les maîtres ». La fleur glissée dans le corsage de cette élégante illustre parfaitement les Souvenirs de Madame Vigée-Lebrun se promenant dans les allées du Palais-Royal, dans les jours d'été, au sortir de l'Opéra, quand « Il était de mode -que les femmes portassent de fort gros bouquets, ce qui, joint aux poudres odoriférantes dont chacun parfumait ses cheveux, embaumait véritablement l'air que l'on respirait (Lettre II des Souvenirs) ». Le tableau que nous présentons est signé « M[a]d[am]e Le Brun ». En 1776, année de son mariage, Élisabeth Vigée, signe de son nom de jeune fille suivi de son nom d'épouse. Si elle a pu abandonner son nom de jeune fille dans la décennie qui suivit, elle le réintroduit ensuite dans sa signature. C'est en 1778, peu après avoir peint ce portrait qu'elle peindra pour la première fois la reine Marie-Antoinette en grand costume de cour, en pied (toile, 273 × 193 cm, Kunsthistorisches Museum, Vienne). Un certificat d'inclusion au catalogue raisonné des peintures, pastels et dessins d'Élisabeth Louise Vigée Le Brun par Joseph Baillio, daté de juin 2022, sera donné à l'acheteur.
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