Lot n° 95
Estimation :
700 - 800
EUR
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: 1 700EUR
Victor HUGO. L.A.S. « Victor », 11 mars 1829, à SON FRERE Ab - Lot 95
Victor HUGO. L.A.S. « Victor », 11 mars 1829, à SON FRERE Abel HUGO ; 7 pages et demie in-8, adresse, cachet cire rouge à ses armes LONGUE LETTRE INEDITE A PROPOS DE LA SUCCESSION DE LEUR PERE. Son père a laissé environ 8000 francs de dettes, abstraction faite de la créance Lambert ; la succession doit payer ces dettes. « Or, il y a deux parties dans la succession, la partie immobilière la Miltière (je parlerai ailleurs de la petite maison de Blois) et la partie mobilière ». Or la Miltière n'est qu'une « propriété maigre, dégradée, décriée dans le pays, invendable »... Il rappelle le prix d'achat, l'hypothèque, la valeur actuelle, la proposition apparemment avantageuse d'un acquéreur, puis démontre qu'il n'est pas sûr qu'on puisse prélever de cette somme les 8000 francs nécessaires pour payer les dettes, puisqu'il faut aussi payer la portion de Mme Hugo. Cependant le mobilier de Blois fut estimé 2800 francs à la levée des scellés : « les estimations en pareil cas sont toujours au moins de moitié inférieures à la valeur réelle, qui pour les meubles meublans, est bien plus élevée en province qu'à Paris. Il est donc probable que la vente aux enchères du mobilier ne produirait pas moins de 5000 fr. »... Il évalue d'autres actifs de la succession - une calèche, une dette du Trésor, une petite maison, des effets d'habillement à Paris, sans compter les uniformes à Blois - à un total de 9200 francs dont la majeure partie est réalisable sur le champ. Il presse son frère : « Tu connais ma position de fortune ; je suis chargé d'enfans et de famille, et j'ai besoin du peu d'argent que la Miltière doit me rapporter. Or, jusqu'ici les retards me paraissent venir de toi. [...] prolongés plus longtems, ils peuvent me faire manquer une affaire, et tu ne voudrais pas me causer par ta faute ce dommage irréparable »...
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