JUVÉNAL et PERSE - MARTIAL. Iuuenalis. Persius. [Satires] - - Lot 167

Lot n° 167
Aller au lot
Estimation :
2000 - 2500 EUR
S'inscrire sur drouot.com
JUVÉNAL et PERSE - MARTIAL. Iuuenalis. Persius. [Satires] - - Lot 167
JUVÉNAL et PERSE - MARTIAL. Iuuenalis. Persius. [Satires] - Martialis [Epigrammata]. Petit in-8 (170 x 110 mm), plats d'origine en plein veau brun ornés d'un riche décor estampé à froid de filets géométriques logeant trois larges roulettes verticales de rinceaux et fleurs, dos à trois nerfs remonté en veau brun avec titre calligraphié en noir, tranches de tête et verticale titrées à la main « Persius / iuvenalis / Martialis ». Traces de deux anciens fermoirs sur les chants des plats. Impression latine en caractères italiques imitant les types de l'imprimeur vénitien Alde Manuce. Dos remonté craquelé, fentes aux mors supérieurs, premier plat et premier cahier très fragiles et partiellement déboîtés, mouillure claire en marges inférieure des derniers feuillets. Quelques rousseurs. Réunion de deux rares contrefaçons lyonnaises dont la première édition pirate des Satires parue la même année que l'édition aldine. Exemplaire d'étude annoté et richement commenté pour les Epigrammes de Martial. JUVÉNAL et PERSE. Iuuenalis. Persius. [Lyon, Baldassare de Gabiano, vers 1501]. 78 feuillets non chiffrés, collation : A-G⁸ H¹⁰ a⁸ b⁴. La toute première contrefaçon lyonnaise de l'édition aldine d'août 1501 [Brunet, III, 629]. Quelques annotations manuscrites aux marges d'ordre moral ou rhétorique. Relié à la suite : MARTIAL. Martialis [Epigrammata]. [Lyon, Barthélemy Trot], 10 juin 1512. Feuillet de titre orné de la marque à fleur de lys florentine imprimée en rouge et utilisée par les ateliers lyonnais pour signer leurs éditions pirates. 192 feuillets non chiffrés, collation : a-z⁸ &⁸. Seconde contrefaçon lyonnaise qui se termine par le colophon du 10 juin 1512 menaçant les contrefacteurs de damnation : « Quisquis es qui quoquomodo do huiusce excusionis ergo adversus ieris, damnatus esto et reus illustris sententiae vestrae. Ne dicas tibi non praedictum. Cave ». L'abondant appareil critique qui habite ce Martial révèle l'esprit d'un humaniste accompli. Les denses annotations manuscrites abordent notamment les jeux du cirque sous un angle politique et anthropologique : le commentateur décrypte la manière dont l'empereur manipulait les passions du peuple autour des gladiateurs, tout en répertoriant avec fascination le bestiaire exotique (éléphant, rhinocéros) et la mise en scène réelle de supplices mythologiques sanglants infligés aux condamnés à mort. Les deux derniers feuillets portent deux notes manuscrites complémentaires : à droite, une sentence en grec ancien du Père de l'Église Épiphane de Salamine, à gauche, un poème commémoratif en latin intitulé « De morte Statii » (Sur la mort de Stace), signé d'un monogramme calligraphié à entrelacs. Les gardes sont elles aussi annotées : une analyse morale et philosophique sur les lois (Leges) et les philtres de folie (philtra) d'après Juvénal (gardes supérieures) et une notice historique d'après Pline l'Ancien sur la peinture grecque (gardes inférieures). Excellent exemplaire annoté de la Renaissance, dans une reliure remontée ayant préservé les plats de l'époque.
Mes ordres d'achat
Informations sur la vente
Conditions de vente
Retourner au catalogue